ACTUALITÉS

EXPOSITION SACRÉES FEMMES

Du 13 février au 30 mars 2019

La Galerie Belem ( Albert Benamou Barbara Lagié et Veronique Maxé ) présente du 13 février 2019 au 31 mars une exposition de groupe « Sacrés Femmes ». Quatre artistes, Almagul Menlibayeva ( Kazakhstan), Aidan Salakhova (Azerbaïdjan), Nazanine Pouyandeh (Iran), Hermine Hammam (Egypte).

Autour du travail de ces femmes, nous avons souhaité établir un dialogue, des correspondances avec des œuvres anciennes du 16ème au 19ème siècle sur des thèmes religieux ou mythologiques. La cosmogonie du panthéon hindou, les récits des miniatures persanes, les lingas de pierre trouvent une résonance incarnée auprès de ces nouvelles égéries féministes et libérées.

Ces quatre femmes puissantes dans le monde de l’art, à la fois sorcières et démiurges, à l’abri de la loi oppressive de la religion et des hommes, tentent de transmettre l’essence de leur féminité, leur rapport au divin et réinventent pour nous dans la ferveur, un monde enchanté et composite. Chacune d’entre elles puise, dans sa culture ancestrale propre, le souffle et la force des figures tutélaires qui les accompagnent à travers les siècles comme des passeuses d’âme.

Le ciel bleu du tengrisme des steppes de l’Asie centrale, les poétesses soufies, les chamanes, les divinités animistes de la nature, les saintes et les démones qu’elles reconvoquent pour accéder à un état de grâce mystique et à une forme poétique panthéiste de réconciliation . Elles cherchent la lumière au delà du visible, et rachètent leur exode culturel d’un long oubli tout en ramenant dans un islam adouci la sensualité des textes.

Ces mondes parallèles se croisent aujourd’hui à nouveau autour de la question du sacré, des interdits et des origines. La pérennité des déesses mères, les unions mythologiques, les manifestations d’adoration dans la transcendance, ont forgé chez ces artistes de nouveaux avatars, un nouveau langage qui s exprime de manière symbolique, allégorique, érotique ou fantaisiste. Cette union de l’esprit, de la tête et du corps, ce désir d’émancipation, trouvent une forte résonance dans le monde contemporain, où l’occultation des femmes dans le carcan des religions, reste un drame fondamental de la civilisation.

Que ces sentinelles de l’orient nous rappellent notre nature de femmes de déesses indestructibles qui à travers les âges sont les gardiennes du ciel et des rêves.
Nous remercions les galeries Sator, Alexis Renard et Jean-François Cazeau pour leur généreuse collaboration.

 

 

_____________________

 

ART PARIS ART FAIR 2019

SOLO SHOW – SAM KAPRIELOV